Foire aux Questions pour les Médecins Vétérinaires

Cette information est préliminaire et sera mise à jour à mesure que d’autres renseignements sont disponibles. 

La COVID-19 et les animaux 

Est-ce que les animaux de compagnie peuvent être infectés par le SRAS-CoV-2 (le virus qui cause la COVID-19 chez les êtres humains) et développer la maladie?

La probabilité que les animaux de compagnie dans le ménage d’une personne atteinte de la COVID-19 seront exposés et deviendront infectés est de faible à modéré, selon les espèces. Toutefois, on ne dispose que de renseignements limités à cet égard et il subsiste de l’incertitude quant au comportement de ce virus chez les différentes espèces animales. 

À ce moment, il y a des données scientifiques qui indiquent que les chats, les furets, les hamsters et les chiens ont au moins un certain niveau de sensibilité à l’infection au SRAS-CoV-2 et que les chats, les furets et les hampsters pourraient développer la maladie.

Un résumé des donnnées scientifiques courantes sur divers animaux est disponible dans le document en annexe.

Le bétail peut-il être infecté par le SRAS-CoV-2? 

À ce jour, on n’a signalé nulle part que du bétail avait été infecté par le SRAS-CoV-2. 

  • Selon de récentes recherches, le bétail (p. ex. porc, poulet, canard) n’est pas sensible à l’infection au SRAS-CoV-2 (Shi et al., 2020, Beer et al., 2020
  • L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a entrepris une recherche sur certaines espèces animales domestiques (porc, poulet, dinde) pour déterminer leur sensibilité au SRAS-CoV-2, valider les méthodes de prélèvements et d’analyses, et évaluer le potentiel de transmission entre les animaux.
  • L’information au sujet de la sensibilité de diverses espèces animales à ce virus est actuellement inconnue. Plus de renseignements provenant d’études expérimentales en cours sont attendus dans les prochaines semaines.

Un résumé des données scientifiques courantes sur divers animaux est disponible dans le document en annexe.

Y a-t-il d’autres animaux sensibles à l’infection au SRAS-CoV-2?

On a rapporté qu’il y a eu des tests positifs de SRAS-CoV-2 chez de gros chats (tigres et lions) dans un zoo de New York et de visons d’élevage dans les Pays-Bas.

Un résumé des données scientifiques courantes pour divers animaux est disponible dans le document en annexe.

Si un animal de compagnie est infecté, est-ce que les données scientifiques indiquent qu’il peut transmettre le virus à d’autres animaux?

Il y a peu de preuve que les furets, les chats et les hamsters peuvent propager l’infection à d’autres animaux naïfs de la même espèce, dans des conditions expérimentales. Il appert que les chiens ne peuvent pas transmettre le virus à d’autres chiens.

Un résumé des données scientifiques courantes sur divers animaux est disponible dans le document en annexe.

Si un animal de compagnie est infecté, est-ce que les données scientifiques indiquent qu’il peut transmettre le virus à des êtres humains?

Il n’y a eu aucun rapport indiquant que le SRAS-CoV-2 a déjà été transmis d’un animal de compagnie à un être humain, malgré la pandémie internationale qui sévit.  La probabilité de transmission à partir d’un animal de compagnie infecté à un être humain est actuellement considérée faible dans la plupart des cas, bien qu’elle pourrait être plus élevée pour les personnes (comme les vétérinaires ou les techniciens vétérinaires) ayant un contact étroit avec des chats ou des furets vivant dans un ménage où il y a des cas positifs de COVID-19. Il est très incertain si ces animaux porteraient une quantité suffisante du virus pour le transmettre, dans des conditions naturelles.

Est-ce que les données scientifiques indiquent que les animaux peuvent agir comme des vecteurs passifs et transmettre mécaniquement le virus SRAS-CoV-2 d’un être humain à un autre être humain? 

Bien qu’il existe un risque possible d’exposition au SRAS-CoV-2 au moment du contact avec le pelage contaminé d’un animal, il n’y a qu’un risque théorique de transmission du virus à une personne de cette manière. Il est peu probable qu’une quantité suffisante du virus reste assez longtemps sur les poils d’un animal pour transmettre l’infection. Pratiquer une bonne hygiène, comme se laver des mains, réduit encore plus ce risque possible. 

Un résumé des données scientifiques courantes sur divers animaux est disponible dans le document en annexe.

En tant que vétérinaire ou professionnel de la santé animale, je m’inquiète de devoir m’occuper d’animaux (animaux de compagnie/bétail) qui ont été exposés à des personnes atteintes de la COVID-19. Y a-t-il des précautions supplémentaires que je devrais prendre?

Les épidémies humaines sont provoquées par le contact de personne à personne, de sorte que les principales mesures à prendre pour protéger sa santé sont de maintenir l’éloignement physique, de suivre les bonnes pratiques en matière d’hygiène et de nettoyage et de réduire au minimum les contacts (directs et indirects) avec vos clients humains, qui posent le plus grand risque pour votre santé et celle de votre personnel. 

Il y a encore beaucoup d’inconnues quant au comportement de ce virus chez les diverses espèces animales. Les deux voies de transmission possibles à prendre en considération sont les suivantes : 

  • Contact avec un animal infecté : Il n’y a pas eu de transmission d’un animal de compagnie à un être humain, malgré le fait que l’épidémie s’est largement répandue dans le monde. Toutefois, de récentes recherches ont révélé que les furets, les chats et les hamsters peuvent transmettre l’infection à d’autres furets, chats et hamsters respectivement. Le risque de transmission par un animal infecté est actuellement évalué comme faible dans la plupart des cas, mais cette évaluation demeure très incertaine, compte tenu de l’information limitée dont on dispose. 
  • Transmission mécanique (vecteur passif) au moment du contact avec un animal contaminé : Bien qu’il existe un risque possible d’exposition au SRAS-CoV-2 au moment du contact avec un pelage contaminé, il est peu probable qu’une quantité suffisante du virus demeure sur le pelage d’un animal pour permettre la transmission de l’infection dans la plupart des cas.

Bien que le risque d’infection par le SRAS-CoV-2 par les voies de transmission possibles décrites précédemment soit considéré comme faible, et notamment beaucoup plus faible que le risque d’infection par une autre personne, le risque n’est pas nul et peut varier selon les circonstances. L’existence d’antécédents confirmés ou soupçonnés d’infection par le COVID-19 dans le ménage dont fait partie l’animal, sans la prise de mesures strictes par le ménage pour réduire au minimum le contact avec les animaux de compagnie, serait considérée comme un risque accru d’infection ou de contamination. Le jugement professionnel permet d’identifier et d’évaluer les situations à risque élevé et de déterminer les mesures de précaution appropriées, tout en contribuant à conserver et à maintenir l’approvisionnement essentiel en ÉPI pour les établissements de soins de santé. 

Si un animal d’un ménage à risque élevé a besoin de soins urgents, les principales mesures à prendre pour gérer ces risques possibles sont de se conformer aux lignes directrices de base de la santé publique visant à prévenir la transmission de maladies zoonotiques, ainsi que d’autres précautions au besoin : 

  • porter des vêtements de protection (p. ex., un sarrau de laboratoire) pour prévenir la contamination de vos vêtements
  • porter des gants (si possible) et lavez vos mains avant et après avoir touché un animal à risque élevé (ou la nourriture, l’eau et les fournitures de l’animal) et après l’avoir nettoyé; ne touchez pas votre visage sans avoir lavé vos mains
  • nettoyer et désinfecter régulièrement toute surface ou tout objet que l’animal touche; pour en connaître davantage https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/desinfectants/covid-19/liste.html
  • réduire au minimum le contact de l’animal avec les personnes et les autres animaux 
  • Si un contact étroit avec l’animal est nécessaire (p. ex., pour le tenir ou pour accomplir toute procédure qui rapproche le visage du pelage), on peut porter de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) supplémentaire (p. ex. : masque, protection pour les yeux, si disponible) afin de réduire davantage le risque, en particulier pour éviter les contacts faciaux (yeux, nez, bouche) directement avec l’animal (pelage) ou pour se protéger contre des gouttelettes ou des particules respiratoires. 

Voici d’autres précautions qui pourraient réduire davantage le risque : 

  • Le fait de donner un bain aux animaux ou de les nettoyer avec un produit adapté aux animaux de compagnie pourrait, en théorie, contribuer à réduire toute contamination possible du pelage, bien qu’il n’y ait aucune donnée scientifique démontrant l’efficacité de ces mesures. 
  • La réduction maximale de toute manipulation pendant deux à trois jours rendrait probablement le risque de transmission mécanique du virus négligeable. 

La situation évolue rapidement et des précautions doivent être prises dans le contexte général de l’évolution de l’épidémiologie et de la science. 

Suivez toute autre recommandation liée à la COVID-19 transmise par votre ordre professionnel ou votre association vétérinaire, ou par vos autorités de santé publique.

Mes clients ont entendu parler d’animaux qui auraient obtenu un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19 (SRAS-CoV-2) et ils s’inquiètent de leur santé et de celle de leur famille. Quels conseils devrais-je leur donner? 

Les épidémies humaines sont provoquées par le contact de personne à personne. Si un ménage, incluant tout animal, respecte les mesures actuelles d’éloignement physique, il serait très peu probable que l’animal serait source d’infection pour le ménage. Jusqu’à présent, tous les rapports d’animaux infectés au SRAS-CoV-2 sont présumés être des cas de transmission de l’être humain à l’animal, habituellement d’un propriétaire infecté à son chien ou son chat.

Informez vos clients que s’ils ont des symptômes de la COVID-19 ou s’ils sont en auto-isolement en raison du contact avec un cas de COVID-19, ils devraient suivre auprès de leurs animaux des recommandations similaires à celles qui s’appliquent auprès des personnes dans les mêmes circonstances : 

  • éviter d’avoir des contacts étroits avec leurs animaux pendant la maladie (éviter de les caresser, de les serrer contre soi, d’échanger des baisers ou de se laisser lécher et de partager de la nourriture) 
    • bien se laver les mains et éviter de tousser et d’éternuer sur les animaux 
  • dans la mesure du possible, demander à un autre membre du ménage de s’occuper des animaux 
    • si cela n’est pas possible, ils doivent toujours se laver les mains avant et après avoir touché les animaux, leur nourriture et leurs fournitures 
  • limiter le contact de leur animal avec d’autres personnes et animaux à l’extérieur du ménage jusqu’à ce qu’ils soient rétablis ou qu’ils ne soient plus obligés de s’autoisoler à la demande de santé publique (environ 14 jours)
    • les chats devraient rester à l’intérieur en tout temps
    • les chiens devraient être mis en laisse ou placés dans un espace clôturé lorsqu’on les amène dehors pour faire leurs besoins, et gardés loin des autres animaux et personnes.

Quelques autres points à considérer sont :

  • Le plus grand risque d’infection est de loin le contact avec des personnes infectées. 
  • Les animaux peuvent être d’un grand réconfort et une source de bonheur en période de stress. Le fait d’avoir un animal de compagnie offre de nombreux avantages pour la santé, particulièrement pendant la distanciation sociale ou l’auto-isolement.
  • À l’heure actuelle, il n’y a aucune raison de penser que le fait de se débarrasser d’un animal, ce qui pourrait compromettre son bien-être, réduira le risque pour son propriétaire. 
  • Il y a actuellement peu de preuve que les animaux de compagnie peuvent transmettre la COVID-19 à d’autres animaux dans des conditions expérimentales; toutefois, il y a eu aucun rapport de transmission du virus des animaux aux êtres humains. Les risques d’infection au contact d’un animal de compagnie sont théoriques à ce stade-ci et considérés faibles dans la plupart des cas. Un résumé des données scientifiques courantes se trouve dans l’annexe ci-dessous.
  • Tout risque théorique est temporaire. En général, si un animal devenait infecté par suite d’un contact avec une personne malade dans le ménage, une fois que la personne (ou le ménage) s’en est remis et peut mettre fin à la période d’isolement (environ 14 jours), ses animaux peuvent également sortir sans poser de danger dans la collectivité. 

Mon client était malade et présentait des symptômes de la COVID-19 (SRAS- CoV-2), et il craint maintenant que son animal de compagnie puisse être une source continue d’infection pour d’autres personnes. Est-ce une préoccupation? 

Même si l’animal de compagnie a été exposé au virus dans le ménage pendant la maladie du propriétaire, il est peu probable qu’il soit une source du virus (par infection ou contamination du pelage) au-delà du parcours de la maladie chez le propriétaire. Le virus est transmis principalement de personne à personne. Il n’y a pas eu de rapports d’animaux qui auraient transmis le virus de nouveau à des personnes mais il existe beaucoup d’inconnus à cet égard. Il faudrait prendre des précautions pour les 14 jours suivant l’exposition non protégé de l’animal de compagnie à un cas humain, y compris garder l’animal de compagnie à la maison et limiter les contacts avec d’autres personnes et animaux. Par la suite, l’animal de compagnie peut sortir dans la communauté. 

Ce document a été élaboré par un groupe de travail composé d’experts canadiens en santé publique et en santé animale, de représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, de l’Association canadienne des médecins vétérinaires et des milieux universitaires. Il tient compte des recherches antérieures et actuelles sur les coronavirus et la COVID-19, ainsi que de l’opinion d’experts. Les résultats et les conclusions représentent les opinions consensuelles, mais pas nécessairement unanimes, des participants au groupe de travail et ne représentent pas nécessairement les points de vue des organisations respectives auxquelles appartiennent ces participants. 

Y a-t-il des renseignements pour les vétérinaires et autres au sujet de la COVID-19 et les animaux?

Des renseignements préliminaires sont maintenant en ligne au sujet de la Covide-19 et les animaux. Ils seront mis à jour à mesure que d’autre information deviendra disponible. 
 

Date de publication : 
le 4 Mai 2020
Agriculture et Terres

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