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Une association cherche à créer un avantage concurrentiel pour le cheptel bovin de l’Île

Date de publication: le 29 Juin 2026

« Les bœufs abîment les meubles, dit à la blague Glenn Campbell, propriétaire d’une exploitation de naissage de bovins de 110 têtes située sur le chemin Grahams, à l’Île-du-Prince-Édouard (Î.- P.-É.). Ils sont gros et ne se laissent pas faire. Il est important d’avoir de bonnes installations pour protéger les animaux et les gens qui travaillent avec eux. »

D’où son bonheur d’avoir un système de manuten tion à porte battante qu’il est possible pour une seule personne d’utiliser a n de déplacer ses bovins en toute sécurité et les garder immobiles lorsqu’ils doivent l’être.

Farmer Glenn Campbell next to a piece of machinery

Campbell says the new handling system also allows him and his staff to load his cattle more efficiently. 

 « Tous les vétérinaires que nous devons faire venir pour soigner le troupeau nous disent à quel point les choses se déroulent en douceur grâce au système de manutention que nous avons maintenant, déclare M. Campbell. Ce système me fait gagner du temps et de l’argent, tout en étant plus sécuritaire et plus confortable pour les animaux et les gens. » 

Glenn arme que le nouveau système de manuten tion lui permet également, à lui et à son personnel, de charger ses bovins plus e cacement sur des camions. 

« Tous les bovins de l’Î.-P.-É. sont transportés par camion quelque part, qu’il s’agisse d’un pâturage ou d’un parc d’engraissement, et plus votre système les charge e cacement, moins le bétail et les gens sont stressés. » 

Le système a été acheté en partie grâce au nouveau programme de génétique et de manutention des bovins de la stratégie pour le bétail agricole o ert par la PEI Cattle Producers Association avec l’appui des gouvernements fédéral et provincial dans le cadre du Partenariat canadien pour l’agriculture durable (PCAD). Le programme a approuvé plus de 30 projets visant à donner au cheptel de 8 000 têtes de bétail de l’Î. P. É. un avantage concurrentiel au chapitre de la qualité et des coûts de production. 

En fait, le système de manutention de Glenn lui permet de surveiller le poids de ses animaux à l’aide d’une balance intégrée. 

« Pour savoir quand vendre vos bovins selon leur poids, il su t de les faire passer par la porte pour le mesurer. Et vous pouvez comparer ce poids à celui de vos dossiers sur l’alimentation et la santé pour mieux comprendre l’e cacité et la production de vos aliments. » 

Amy Higgins, coordonnatrice de projet à l’AgriCom modity Management Association, qui s’acquitte de certaines tâches administratives de la PEI Cattle Producers Association, a rme que les investisse ments qu’e ectue l’association dans l’équipement de manutention font partie des e orts qu’elle déploie pour que l’industrie insulaire ne ménage aucun e ort en matière de sécurité, de qualité et d’e cacité.

 « Notre programme mise en grande partie sur le potentiel génétique de notre cheptel, dit-elle. Mais si vous alimentez ou soignez mal votre troupeau et si vous ne travaillez pas dans un environnement sécuritaire, il vous sera impossible de réaliser ce plein potentiel. » 

Aider les fermes à rester dans le vert Bien que la demande actuelle de bœuf soit élevée en Amérique du Nord, les temps sont di ciles pour l’industrie bovine de l’Île-du-Prince-Édouard en raison de la diminution des troupeaux et du nombre croissant de producteurs vieillissants qui souhait eraient prendre leur retraite et léguer leur entreprise. 

Mme Higgins espère que le programme de l’associa tion fera augmenter la taille des troupeaux a n que les jeunes producteurs les trouvent plus attrayants. « Ce marché sera toujours instable, mais je crois qu’il y a des occasions à saisir si nous parvenons à réduire les risques, par exemple en améliorant notre cheptel grâce à la génétique et à de meilleures pratiques. » 

Le programme de génétique et de manutention des bovins a permis aux producteurs d’acheter des taureaux et des génisses génétiquement supérieurs et de tester la génétique de leur propre troupeau sur leur ferme et par l’entremise de la station d’épreuves des taureaux des Maritimes située à Nappan, en Nouvelle-Écosse. Glenn arme pour sa part veiller à ce qu’on puisse retracer les lignées de bon nombre de ses génisses jusqu’aux vaches les plus performantes de sa ferme. Il voit également à ce que tous les animaux qu’il achète proviennent de fermes dont la priorité absolue est également de produire du bon matériel génétique.

 « Notre principal objectif est de continuer à monter la barre, dit-il. L’industrie du Canada atlantique a réussi à développer du bon matériel génétique, ce qu’elle doit en partie à sa petitesse relative. Nous voulons produire les meilleurs veaux possible. La réalité, c’est que les veaux peu productifs occu pent autant d’espace dans votre étable et mangent autant que les autres. L’idée est d’avoir beaucoup moins des premiers et beaucoup plus des seconds. »


Le Partenariat canadien pour une agriculture durable est un accord quinquennal de 3,5 milliards de dollars entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux visant à développer la compétitivité, l’innovation et la résilience au sein de secteur canadien de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des produits agricoles. Cette entente comprend un milliard de dollars en programmes et en activités du gouvernement fédéral ainsi qu’un engagement de 2,5 milliards de dollars à coûts partagés entre le gouvernement fédéral (60 %) et les provinces et territoires (40 %) pour des programmes conçus et mis en œuvre par les provinces et les territoires.

 

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