26
mar
2018

C'est au fruit que l'on juge l'arbre

Charles Murphy connaît bien le milieu agricole. Depuis 50 ans, il cultive des pommes de terre de semence, du blé et du soja sans OGM à China Point, à l’est de Stratford.

Six générations se sont succédé sur la ferme des Murphy depuis l’arrivée de leurs aïeuls venus d’Irlande, au début des années 1800. Charles et son épouse, Wilhelmena, ont acquis la ferme familiale en 1972. Leurs fils, Randy et Francis, ont depuis intégré l’entreprise, et leurs petits-enfants devraient devenir la septième génération à poursuivre cette tradition agricole.

Charles a joué un rôle de premier plan dans la mise sur pied du programme ALUS (Alternative Land Use Services) à l’Île-du-Prince-Édouard il y a dix ans : il était membre du premier comité consultatif du programme, en 2008.

« Selon moi, on peut facilement prouver que le programme ALUS est la façon la plus innovante de réduire l’empreinte écologique de l’agriculture moderne. ALUS nous aide vraiment à en faire plus pour la faune et l’environnement à la ferme. » – Charles Murphy

ALUS aide plus particulièrement les Murphy à entretenir près de 5 acres (2 hectares) de voies d’eau gazonnées et d’autres structures de conservation des sols dans les champs pour réduire l’érosion, ainsi que 52 acres (21 hectares) de zones tampons pour la faune, soit bien au-delà des 15 m exigés par la législation provinciale.

L’une de ces zones tampons ALUS sépare les aires de travail de la ferme de la rivière Seal, un cours d’eau important qui se jette dans la baie Orwell. Le mouvement des marées et l’eau saumâtre de cette zone en font une halte migratoire importante en automne pour les oiseaux migrateurs, surtout la sauvagine. De même, la zone a aussi son importance économique pour les industries insulaires du poisson, des mollusques et des crustacés.

Avec plus de 1 600 pi (500 m) de rivages sur leurs terres, les Murphy ont ajouté 65 pi (20 m) à la zone tampon obligatoire de 50 pi (15 m) de largeur. Ce projet contribue à prévenir le ruissellement dans les points d’eau, ce qui aurait des répercussions sur les oiseaux et la faune aquatique.

« En mettant de côté une portion de nos terres, entre autres en élargissant les zones tampons, on y voit plus d’animaux sauvages, surtout des aigles, des balbuzards pêcheurs, des faucons, des hiboux et des coyotes », précise Charles.

Au fil des ans, cet agriculteur a vu son industrie se transformer. Par exemple, quand il était jeune, son père et lui utilisaient de l’équipement tiré par des chevaux. Aujourd’hui, ses fils et lui utilisent de l’équipement contrôlé par ordinateur et satellite.

« La seule constante, c’est l’eau, qui continue de ruisseler des champs et qui provoque de l’érosion si on n’y prend pas garde. Prenez soin de vos sols, et ils produiront pour vous. »

Charles n’est pas surpris de l’enthousiasme des agriculteurs insulaires pour le programme ALUS, puisque « l’agriculture est le moteur économique de la province. ALUS permet de partager une partie des coûts des mesures d’intendance environnementale nécessaires pour le bien de la collectivité. »

ALUS invite les agriculteurs à consacrer une partie de leurs terres, de leurs compétences et de leur temps à la production de services écosystémiques, comme un air plus sain, une eau plus propre, une plus grande biodiversité et davantage de pollinisateurs, dans la foulée de leur engagement à offrir des cultures de qualité de la ferme à la fourchette.

 

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