10
oct
2019

Notre culture, celle-ci est toujours vivante et pertinente

Pour l’enseignant Maxime Duguay de Charlottetown, la fierté acadienne, ce n’est pas seulement important, c’est une vocation.
M. Duguay, qui enseigne à l’école François-Buote, fait carrière dans le domaine de l’éducation en français des jeunes insulaires, mais trouve aussi cela très gratifiant lorsqu’il peut aider des personnes à découvrir la culture acadienne.

« Comme enseignant, nous devons en quelque sorte redoubler d’efforts pour montrer aux enfants la force de la culture acadienne. Ils se représentent les Acadiens comme des gens attachés à la tradition et pensent à des violons, à de la musique country et à ce genre de choses, ou encore à de vieux costumes datant d’il y a des siècles.

Nous devons leur montrer que ça dépasse ce que l’on peut voir dans des livres d’histoires ou dans un festival du patrimoine. L’identité acadienne, ce n’est pas seulement la déportation ou ce que les manuels vous montrent. »

Pour Maxime Duguay, le récent Congrès mondial acadien, qui s’est tenu à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick cet été, était une occasion idéale pour les jeunes acadiens comme ses élèves et pour d’autres personnes comme lui de tisser des liens et de constater la richesse de la culture acadienne. La 6e édition du Congrès mondial acadien a eu lieu en août à l’Île-du-Prince-Édouard et dans le sud-est du Nouveau-Brunswick pour rassembler les Acadiens et toutes les personnes qui s’intéressent à la culture acadienne.

« J’ai grandi dans une région acadienne sur la côte nord du Nouveau-Brunswick, mais certains de mes élèves habitent à des endroits où il peut être difficile de nouer des relations avec d’autres Acadiens. Grâce à Internet et aux médias sociaux, on peut maintenant pallier cette situation. Il est possible de faire connaissance avec des personnes au Congrès ou aux Jeux de l’Acadie puis de rester en contact et d’entretenir d’étroites relations, a-t-il expliqué. Ce sentiment d’être tout seul : c’est révolu. »

Duguay indique que lui et sa conjointe Véronique, qui est traductrice au gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, se réjouissent à l’idée de transmettre leur langue et leurs traditions acadiennes à leur fils Auxence, qui aura bientôt un an.
« Il est maintenant possible de trouver du matériel en français si vous en cherchez. Les câblodistributeurs offrent des forfaits en français pour la télévision. Cela aide certainement. Mais nous voulons qu’il connaisse la culture et l’histoire aussi bien que la langue, a précisé M. Duguay.
Pour les plus jeunes générations, il n’est pas toujours facile de se rapprocher de la culture acadienne et de voir son côté qui n’est pas abordé à l’école. La musique peut être un tremplin : il y a des artistes acadiens dans tous les styles, des gens qui sont invités à se produire en spectacle à des festivals partout sur la planète. Voilà un point de départ. »

M. Duguay voit ses expériences familiales et son patrimoine acadien comme une richesse à protéger, mais il reconnaît que beaucoup de ses élèves plutôt rendus à essayer de retrouver leurs racines.

« Il y a des familles où un grand-parent a épousé un anglophone, et ils ont décidé qu’il serait plus simple d’utiliser l’anglais à la maison. Maintenant, quelques générations plus tard, leurs enfants tentent de renouer avec leur culture et leur langue, a-t-il expliqué.
L’essentiel pour les Acadiens, c’est qu’on ne peut pas éliminer notre culture. Ils nous ont expulsés de nos maisons et nous avons continué. Ils ont interdit l’enseignement en français et nous avons mis en place des écoles dans nos maisons.
Après 400 années passées à nous battre pour préserver notre culture, celle-ci est toujours vivante et pertinente. »

Duguay déclare que les événements comme le Congrès mondial acadien sont un excellent rappel de l’héritage qui lui a été transmis.

« Voir tout ce rassemblement, c’est émouvant. Il y a des familles qui viennent ici de France ou du sud des États-Unis parce que leur identité acadienne est tellement importante pour elles, a-t-il conclu. Si vous avez cette origine culturelle, mais que vous avez perdu la langue et les liens avec la communauté francophone, j’aimerais simplement vous dire qu’il n’est pas trop tard.

Vous pouvez rétablir ces liens et trouver une communauté où vous serez le bienvenu. Je vous recommanderais de commencer par la musique. »

 

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