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Présence de vers solitaires chez les animaux sauvages de l’Île

le 15 Septembre 2025

Le gouvernement provincial avise les Insulaires que la présence d’un petit ténia (ver solitaire) principalement retrouvé chez les renards et les coyotes, appelé Echinococcus multilocularis, a été détectée à l’Île-du-Prince-Édouard à des niveaux plus élevés que précédemment.

Des recherches menées par le Collège vétérinaire de l’Atlantique entre 2020 et 2025 montrent que 20 à 30 % des renards roux et des coyotes de l’Île sont porteurs du parasite. Bien que cela arrive rarement, le parasite peut provoquer chez l’humain une maladie appelée échinococcose alvéolaire, mais les responsables de la santé publique soulignent que le risque pour la santé humaine reste extrêmement faible, même dans les régions où le parasite est bien implanté.


“Même s’il est important d’être vigilant, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Même dans certaines régions du Canada et d’Europe où ce parasite est présent depuis un certain temps, les infections chez l’humain sont rares. Les mesures préventives telles que se laver les mains, laver ou cuire les aliments sauvages cueillis et consulter votre vétérinaire au sujet de l’utilisation de vermifuge pour les animaux de compagnie sont très efficaces. Notre objectif est de fournir aux Insulaires des informations claires et précises sur la manière de réduire leur risque d’exposition. ”

— Marguerite Cameron, épidémiologiste au Bureau de la médecin hygiéniste en chef.

Le parasite se propage principalement par les excréments d’animaux infectés tels que les renards, les coyotes et, parfois, les chiens. Les humains peuvent être infectés s’ils ingèrent accidentellement des œufs microscopiques présents dans des aliments, de l’eau ou de la terre contaminés, ou par contact étroit avec des animaux qui ont été exposés au parasite.

« Notre communauté vétérinaire est consciente de la présence de ce parasite et est bien équipée pour aider à informer les propriétaires d’animaux de compagnie sur les mesures préventives qui peuvent aider à lutter contre les infections », a déclaré la Dre Jill Wood, vétérinaire en chef de l’Île-du-Prince-Édouard. « Éloigner les animaux domestiques des animaux sauvages et de leurs excréments, et des aliments non lavés tels que les baies sauvages et la verdure, et veiller à ce que les animaux soient régulièrement vermifugés sont autant de mesures qui peuvent contribuer à prévenir la propagation de ce parasite. »

Le PEI One Health Committee reconnaît le lien entre la santé humaine, animale et environnementale et encourage toujours les Insulaires à prendre les précautions suivantes :

  • Se laver les mains après avoir manipulé des animaux domestiques, de la terre ou des aliments cueillis dans la nature;
  • Nettoyer ou cuire les baies sauvages, les herbes et autres fruits et légumes poussant au sol avant de les consommer;
  • Consulter un vétérinaire au sujet du vermifuge de routine et des moyens d’empêcher les animaux domestiques de chasser ou d’entrer en contact avec les excréments d’animaux sauvages;
  • Éviter d’attirer ou de nourrir des animaux sauvages tels que les renards ou les coyotes près des domiciles;
  • Utiliser des gants pour manipuler les animaux sauvages (en particulier les chasseurs, les trappeurs ou les professionnels vétérinaires).

« Cette découverte nous permet de prendre des mesures éclairées et proactives », a déclaré Dre Cameron. « En travaillant ensemble de façon interdisciplinaire, nous pouvons minimiser les risques et assurer la sécurité des Insulaires et de leurs animaux de compagnie. »

La situation continuera d’être surveillée par le PEI One Health Committee, qui est composé d’experts en santé publique, en médecine vétérinaire et en faune sauvage travaillant en collaboration.

 

 

Information aux médias :
Autumn Tremere
Ministère de la Santé et du Mieux-être
agtremere@gov.pe.ca

Kip Ready
Ministère de l’Agriculture
kjready@gov.pe.ca

  

Document d’information

À propos de l’Echinococcus multilocularis et de l’échinococcose alvéolaire 

  • L’Echinococcus multilocularis est un petit vers solitaire qui infecte naturellement les carnivores sauvages tels que les renards et les coyotes. Les petits rongeurs servent d’hôtes intermédiaires.
  • Les chiens peuvent contracter le ver s’ils mangent des rongeurs infectés ou s’ils entrent en contact avec des environnements contaminés.
  • Les humains peuvent devenir des hôtes en ingérant des œufs du parasite. Cela peut se produire par contact avec de la terre, de l’eau, des baies sauvages et d’autres aliments contaminés, ou avec des animaux infectés.
  • Le parasite ne peut pas se transmettre d’humain à humain.
  • L’échinococcose alvéolaire est une maladie très rare mais grave chez l’humain. Le parasite forme des lésions ressemblant à des kystes, principalement dans le foie, qui se développent lentement et imitent le cancer du foie.
  • Les symptômes peuvent mettre de 5 à 15 ans à se manifester et peuvent inclure des douleurs abdominales, une perte de poids et de la fatigue.
  • Au Canada, les cas d’échinococcose alvéolaire chez l’humain sont extrêmement rares, avec moins d’un cas par million de personnes par an.
  • Le déparasitage régulier des animaux de compagnie, le lavage ou la cuisson des aliments sauvages cueillis et le lavage des mains sont les méthodes de prévention les plus efficaces.

 

À propos du PEI One Health Committe

Le PEI One Health Committe rassemble des experts en santé publique, en médecine vétérinaire et en environnement afin d’examiner les questions de santé qui touchent à la fois les humains, les animaux et les écosystèmes. Le comité encourage la collaboration scientifique afin d’améliorer la santé de toutes les espèces et de l’environnement.

 

 

 

Renseignements généraux

Ministère de la Santé et du Mieux-être

Immeuble Shaw, 4e étage (nord)
105, rue Rochford
Charlottetown (Î.-P.-É.) C1A 7N8

Téléphone : 902-368-6414
Télécopieur : 902-368-4121